俳句総合誌「俳句」(角川書店刊行)2017年3月号に、
作品7句と短文 「二月十四日を昭和俳句弾圧事件の忌にせん」 
が掲載されました。
短文では、少しだけ、記念碑建立計画にふれました。
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by showahaiku | 2017-02-25 15:48 | Comments(0)

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昨年末、「中日新聞」(2016/11/16)と「東京新聞」(2016/12/2夕、ほぼ同じ内容)に、昭和俳句弾圧事件について以上の記事が載りましたので添付致します。
文中に、同紙「平和の俳句」コラムで活躍中の大俳人・金子兜太師のお言葉が特に印象的です。ぜひご覧ください。
過日、本ブログに添付した「北海道新聞」の記事でも報道されましたが、金子兜太先生は、計画中の「昭和俳句弾圧事件記念碑」の筆頭呼びかけ人と題字の揮毫を務めて頂くことになっております。

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(以下、仏訳)(Below, translation in french of the article) Traduction de l'article du quotidien japonais CHUNICHI SHIMBUN (16/11/2016) repris dans le TOKYO SHIMBUN (2/12/2016)
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L'ESPRIT DE “RÉSISTANCE” : NE PAS ACCEPTER LA GUERRE
- PARUTION D'UN RECUEIL DE HAÏKUS DES POÈTES PERSÉCUTÉS -
......... Un livre pour repenser la fragilité du Japon contemporain …...........
Au début des années 1940, pour avoir critiqué l'État japonais et la société qui couraient alors droit à la guerre du Pacifique, de jeunes poètes de haïku ont subi diverses persécutions. Afin de mettre la lumière sur ces faits historiques et sur des œuvres peu connus, Seegan MABESOONE (nom d'état civil : Laurent Mabesoone, 48 ans, habitant à Nagano-ville, poète de haïku et spécialiste de littérature comparée) vient de publier les “Haïkus de la résistance japonaise”. Pour M. MABESOONE, “ces œuvres, dans leur esprit, nous obligent à nous poser des questions essentielles pour le Japon et pour le monde contemporain”. (article de Yoshiko KAWAHARADA)
Selon cet ouvrage, entre 1940 et 1943, la police spéciale “Tokkō keisatsu” a arrêté à travers tout le pays 44 poètes de haïku, principalement des jeunes hommes de moins de 40 ans, sous couvert de de la “Loi de Préservation de la Paix” (chian iji hō). La première rafle est connue sous le terme des “incidents du groupe de haïku de l'université de Kyoto) en 1940. Quinze étudiants et autres poètes participant à la revue “Kyōdai haiku” furent arrêtés, dont Hakusen WATANABE, célèbre pour son haïku : “La guerre / Était bien là / Au bout du couloir.”
Tous subirent des interrogatoires et tortures divers. Finalement, 13 des 44 haïjins furent condamnés à des peines de prison ferme, et on a perdu toute trace de plusieurs d'entre eux.
À la suite de ces événements, et à la demande exprès du “Bureau de l'Information” du gouvernement japonais, fut fondée l'”Association des Auteurs de Haïkus du Japon”, avec à sa tête le poète Kyoshi TAKAHAMA, principal promoteur des “haïkus sur les fleurs et les oiseaux” (kachō fūei). Ainsi le contrôle du pouvoir politique sur le haïku était lancé. Les “haïkus sociaux” qui critiquaient la guerre furent condamnés et, a contrario, on vit apparaître de plus en plus de haïkus à la gloire du militarisme ambiant, “œuvres” appelées “Haïkus de la Guerre Sainte”.
M.Tōta KANEKO (97 ans), responsable dans notre journal de la chronique “Un haïku pour la paix”, fait partie des rares personnes encore vivantes ayant vécu ces événements. Alors qu'il était étudiant à l'Université Impériale de Tokyo, un de ses amis, membre du même cercle universitaire de haïku que lui, a subi un interrogatoire de la police spéciale : “Je me souviens que j'étais inquiet, parce que je ne le voyais plus venir à nos réunions poétiques. Un jour, cet ami est venu me trouver, me faisant comprendre qu'il avait quelque chose d'important à me dire. Là, il m'a montré sa main gauche : tous ses ongles avaient été arrachés. Et il a ajouté : “Maintenant toi aussi, fais gaffe à ce que tu dis et à ce que tu fais, hein !” Son visage était vert de peur.” Tōta KANEKO témoigne que, même aujourd'hui, le visage blafard de ce camarade lui revient en mémoire avec insistance.
M.MABESOONE est aussi un ami proche de M. KANEKO, mais il se souvient que son intérêt pour la période des persécutions remonte d'abord à son expérience des événements du 11 mars 2011. À partir de ce moment, il commença à composer des haïkus sur la catastrophe nucléaire, avec des membres de son cercle de poètes. Or, une partie de la scène du haïku japonaise le critiqua vivement en ces termes : “Un haïku se doit de ne traiter que de la Nature (shasei kachōfūei), et ne doit jamais verser dans le social”. Pour dissiper les doutes, MABESOONE se replongea dans l'Histoire littéraire et redécouvrit cette période des persécutions contre les haïjins opposés au régime militariste. “Je me suis rendu compte que les reproches qu'on nous adressait étaient de la même veine que ceux proférés pendant la guerre au cours desdites persécutions. En même temps qu'un sentiment d'inquiétude pour notre époque, je ressentais une immense joie d'avoir redécouvert tant d'œuvres d'une telle qualité littéraire”, se remémore-t-il. Ensuite, un jour d'automne 2015, à l'occasion d'un symposium lors duquel Seegan MABESOONE s'entretenait avec Tōta KANEKO, la discussion se poursuivit sur le thème des persecutions. Alors, Seegan pris la décision de travailler à ce recueil, et il commença ses recherches, notamment grâce aux archives de la Bibliothèque Nationale de la Diète à Tokyo.
Le livre présente principalement 18 haïjins arrêtés à cette époque, avec leurs curriculum vitae et quatre haïkus pour chacun, le tout accompagné d'une traduction en français. Le graveur Mitsuru IKEDA (73 ans, habitant Shinano-machi à Nagano) a réalisé les estampes pour les portraits des poètes. Ce type de haïkus était jusqu'à présent qualifié de “jūgo haiku”, c'est-à-dire “haïkus en retraît de la guerre”, mais M. MABESOONE a voulu les gratifier du terme “résistance”, en accord avec le sens premier de ce mot français qui indique l'esprit d'opposition pendant la Seconde Guerre mondiale. Son sentiment est que, “au Japon aussi, il est souhaitable que l'on reconnaisse enfin les faits : des hommes et des femmes ont pris la plume pour résister et essayer de protéger la liberté”.
M.MABESOONE ajoute : “Ce livre n'est pas le mien, c'est celui des haïjins persécutés. J'aimerais qu'il soit lu par de diverses personnes, pas seulement par des amateurs de haïkus”. Et M. KANEKO de conclure : “Ladite “Loi de Préservation de la Paix” a sévi largement, aussi dans le monde du haïku. Ceci est un fait avéré. Et ce livre transmet les faits : pendant les quinze années de la guerre, l'Art du haïku a été sacrifié. Merci à ce livre.”
Le livre est publié par une maison d'édition installée à Paris, PIPPA ÉDITIONS. Ainsi, pour les lecteurs résidant au Japon, 280 exemplaires ont été envoyés et sont revendus 2000 yens par correspondance (frais postaux offerts). Contacter M. Mabesoone : mabesoon@avis.ne.jp
Exemples d'œuvres figurant dans “Haïkus de la résistance japonaise” :

憲兵の怒気らんらんと廊は夏
Kenpei no Doki ran ran to Rō wa natsu
Un policier militaire
Laisse éclater sa colère,
C’est l’été au bout du couloir… (1939) Mizuo ARAKI

戦死せり三十二枚の歯をそろへ
Senshi seri San jū ni mai no Ha wo soroe
Mort à la guerre,
Il est là, et il a toujours
Ses trente-deux dents. (1939) Kiyoko FUJIKI

ナチの書のみ堆(うづたか)し独逸語かなしむ
Nachi no sho nomi Uzutakashi doitsu go kanashimu
Triste pile !
Pour apprendre l’allemand, je n’ai
Que des livres nazis. (1940) Kayao FURUYA

英霊をかざりぺたんと座る寡婦
Eirei wo Kazari petanto Suwaru kafu
Elle accroche le cadre « Mort pour la patrie »,
Puis tombe accroupie.
La veuve. (1939) Genji HOSOYA

我講義軍靴の音にたゝかれたり
Waga kōgi Gunka no oto ni Tatakaretari
À la porte de mon cours,
Elles frappent toujours.
Les bottes des militaires. (1937) Hakubunji INOUE
往く人の母は埋もれぬ日の丸に
Yuku hito no Haha wa umorenu Hi no maru ni
Les drapeaux du Soleil Levant
Ensevelissent les mères…
Départ à la guerre. (1937) Hakubunji INOUE

銃後といふ不思議な町を丘で見た
Jugo to iu Fushigi na machi wo Oka de mita
À l’arrière du front,
De ma colline, regarder cette ville
Que je ne comprends pas. (1938) Hakusen WATANABE

戦争が廊下の奥に立つてゐた
Sensō ga Rōka no oku ni Tatte ita
La guerre
Était bien là debout
Au bout du couloir. (1939) Hakusen WATANABE

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by showahaiku | 2017-02-24 09:19 | Comments(0)

今日、現在計画中の
「昭和俳句弾圧事件記念碑」建立事業の
ブログを始めます。

ちょうど77年前、
1940年2月14日に始まった
「昭和俳句弾圧事件」を風化させないように、
平和・言論の自由・民主主義のシンボルとなりうる
記念碑の建立を目指して、
皆様と手をつないで頑張っていきたいと思います。

よろしくお願い致します。

「昭和俳句弾圧事件記念碑の会」事務局

※ 今日は、2016/11/16付の「信濃毎日新聞」の記事と2017/1/5付の「北海道新聞」の記事を添付します。両記事の最後のところ、記念碑計画について書いて頂きました。
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(以下、両記事の仏訳)
(Below, translation in french of the two articles)

Traduction en francais des deux articles dans des quotidiens japonais : HOKKAIDO SHIMBUN (5/1/2017) puis SHINANO MAINICHI SHIMBUN (16/10/2016)

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Des œuvres de résistance au totalitarisme, résonnant comme un encouragement pour le monde entier...
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Un recueil de haïkus des poètes persécutés, rassemblés en un volume par un haïjin français.
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Un recueil rassemblant les haïkus des poètes persécutés avant la guerre, sous couvert de ladite “Loi pour la préservation de la paix”, publié en octobre dernier simmultanément en France et au Japon, est l'objet d'une grande attention depuis sa parution. Il s'agit des “Haïkus de la résistance japonaise”, rassemblés par Seegan Mabesoone (48 ans), lui-même poète de haïku et comparatiste français vivant à Nagano. M. Mabesoone estime que “le fait qu'il y eut des poètes de haïkus s'opposant au totalitarisme nous donne du courage aujourd'hui”, alors que le nationalisme réapparaît partout dans le monde entier.
Lesdits “incidents de persécution du haïku” eurent lieu entre 1940 et 1943. Ils avaient pour but de réprimer la liberté d'expression des poètes et des éditeurs de revues. Selon les spécialistes, dont M. Mabesoone, 44 poètes professionels ou poètes-travailleurs furent arrêtés par la police spéciale “Tokkō”, par vagues successives à travers tout le pays, à commencer par les premières rafles à l'université de Kyoto. 13 d'entre eux purgèrent des peines de prison ferme.
Le recueil présente 72 haïkus (avec des traductions en français) de 18 poètes représentatifs. Parmi eux, Genji HOSAYA, qui fut ensuite responsable des pages haïkus de notre journal (Hokkaidō Shimbun) et le fondateur du groupe “Hyogentai”, mais aussi Hakusen WATANABE, qui finit la guerre comme soldat appelé dans la Marine à Hakodate:

英霊をかざりぺたんと座る寡婦
Eirei wo Kazari petanto Suwaru kafu

Elle accroche le cadre « Mort pour la patrie »,
Puis tombe accroupie.
La veuve.
(1939) Genji HOSOYA


戦争が廊下の奥に立つてゐた
Sensō ga Rōka no oku ni Tatte ita

La guerre
Était bien là debout
Au bout du couloir.
(1939) Hakusen WATANABE

Mabesoone a été formé à l'université de Paris et à l'université Waseda de Tokyo en tant que spécialiste du poète KOBAYASHI Issa. À l'occasion de la catastrophe nucléaire de Fukushima, il a publié plusieurs recueils de haikus qui s'opposaient à l'industrie nucléaire, puis, aussitôt, il a remarqué que diverses revues ne lui demandaient plus d'articles. Il a ressenti alors “un retour de la répression contre la liberté d'expression”. En étudiant les haïkus censurés autrefois, mais aussi les œuvres qui étaient, a contrario, promilitaristes ˗ lesdits “haïkus de la Guerre Sainte”, il a eu le sentiment qu'“il y a toujours au Japon une tendance regrettable à ne pas vouloir se tourner vers les erreurs du passé, que ce soit dans le domaine du nucléaire ou en ce qui concerne la Seconde guerre mondiale”. Et ceci le poussa à travailler à ce recueil.
Les 300 exemplaires envoyés de Paris pour le Japon ont tous été vendus, et l'éditeur parisien est en train de lancer un second tirage. Mabesoone déclare qu'”il y a un intérêt certain pour les haïkus en France, et pas seulement pour les haïkus de l'école Kachōfūei (qui traitent principalement des fleurs et des oiseaux), mais aussi pour la nouveauté que représentent les haïkus sur des sujets de société. Ainsi, l'esprit de résistance de ces poètes, un siècle plus tard, nous donne du courage à tous, car nous sommes aussi les survivants de cette époque.”
Mabesoone travaille en ce moment à un projet d'érection de monument à la mémoire des poètes de haïku persécutés. La cérémonie de présentation du monument est prévue pour le 14 février 2020, qui correspond au 80ème anniversaire de la première rafle. Le maître de haïku Tōta KANEKO (97 ans), qui a connu cette époque, a accepté d'être le commanditaire principal du monument.
Le recueil est disponible au prix de 2000 yens, port compris. S'adresser à M. Mabesoone, mabesoon@avis.ne.jp

(bureau de Tokyo du Hokkaido Shimbun, Shigeyuki IWAMOTO)


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" LA LUMIÈRE SUR LES POÈTES DE HAÏKU
QUI S'OPPOSÈRENT AU MILITARISME "

SEEGAN MABESOONE PUBLIE “HAÏKUS DE LA RÉSISTANCE JAPONAISE”

Au Japon aussi, un mouvement de résistance a existé. Seegan MABESOONE (48 ans, poète de haïku et comparatiste habitant à Nagano-ville) vient de publier les “Haïkus de la résistance japonaise”. Cet ouvrage met en lumière l'existence des haïjins persécutés dans les années 1940, ces poètes qui osèrent critiquer ou parodier le militarisme d'alors. Selon ses mots : “Aujourd'hui, en ces temps de retour au militarisme au Japon comme ailleurs, l'âme de ces poètes peut nous guider”.

Édition du soir.
Chacun prend son journal.
Pour chacun le Japon a raison. Issekiro KURIBAYASHI

La guerre
Était bien là debout
Au bout du couloir. Hakusen WATANABE

Mort à la guerre,
Il est là, et il a toujours
Ses trente-deux dents. Kiyoko FUJIKI

Pour avoir composé de tels haïkus, qui s'opposaient à l'”Ordre nouveau”, entre 1940 et 1943, 44 poètes de haïku furent arrêtés et 13 purgèrent des peines de prison ferme. Plusieurs sont décédés après leur libération du fait des tortures qu'ils subirent en rétention. Ce livre nous présente ces poètes, principalement 18 d'entre eux pour lesquels il donne une notice biographique et quatre haïkus représentatifs – parmi les auteurs, une seule femme, Kiyoko FUJIKI, semble avoir échappé aux rafles.
Mabesoone rappelle que, pour lui, ce projet éditorial remonte à l'accident nucléaire de Fukushima en 2011. À l'époque, il composa des haïkus sur la catastrophe et écrivit des articles critiques sur le nucléaire dans la presse. Alors il essuya des critiques telle que : “L'art du haïku doit se limiter à une description objective de la Nature, des fleurs et des oiseaux”, ou encore : “Cessez donc de composer de tels haïkus alors que vous n'êtes pas sur place à Fukushima !” Aussi il remarqua qu'on lui envoyait moins de demandes d'articles. “J'ai ressenti une pression qui enjoignait les poètes de haïku à ne pas s'exprimer sur des sujets de société”, dit-il.
Pourtant, en tant que spécialiste d'Issa [1763-1828], poète de l'époque d'Edo, il savait qu'on composait, il y a longtemps déjà, des haïkus critiques envers le pouvoir. Alors il entreprit de rechercher à partir de quel moment la doctrine du kachōfūei (haïkus sur les fleurs et les oiseaux) commença à monopoliser la scène du haïku. Il arriva à la conclusion que cet état de fait remontait aux “incidents de la répression du haïku” avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Certes la répression fut exécutée par le gouvernement de l'époque, mais Mabesoone considère comme essentiel le rôle de Kyoshi TAKAHAMA (1894-1959) qui, se trouvant au sommet de l'organisation nationale du haïku, a pu imposer de la sorte sa doctrine du kachōfūei.
Mabesoone prépare actuellement un projet d'érection de monument à la mémoire des poètes persécutés. Le village du poète Issekiro KURIBAYASHI, lieu-dit d'Aoki-mura dans le département de Nagano, serait le lieu envisagé. Mabesoone ajoute : “Je considère déjà ce livre comme une stèle de papier en leur mémoire”.
Le livre est publié dans une édition bilingue franco-japonaise aux Éditions Pippa de Paris. Aussi, pour son auteur : “Le mouvement de la Résistance étant particulièrement important pour le peuple Français, en ces temps difficiles d'actes terroristes répétés, la découverte des poètes résistants pacifistes japonais peut sans doute donner du courage aussi aux Français”.
Les illustrations sont des estampes du graveur Mitsuru IKEDA (73 ans, habitant Shinano-machi), qui est aussi poète, ami de Mabesoone. En se basant sur des photographies anciennes, Ikeda a gravé un portrait pour chaque haïjin, exception faite de quelques auteurs dont on ne garde aucune trace iconographique - dans ce cas il a représenté des silhouettes ou des objets tels que des menottes ou des cordes... Pour Ikeda : “J'ai voulu apaiser le sentiment d'injustice que je ressentais en pensant aux poètes persécutés”.


( Au Japon, le recueil est disponible pour 2000 yens aux librairies Heiando de Nagano ou par correspondance par virement postal, compte 00560 1 75876 “San getsu an”. Contact : mabesoon@avis.ne.jp )


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by showahaiku | 2017-02-17 18:22 | Comments(0)